Emmanuelle Drouet

Psychologue clinicienne


Cabinet paramédical
6, rue de Plaisance
94130 NOGENT/MARNE
Tél. : 06.61.48.84.53
drempsy@yahoo.fr


D.E.S.S. de psychologie clinique

Thérapeute praticienne en TCC - AFTCC

D.U. Troubles du comportement alimentaire

Numéro ADELI :
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T.A.G ou trouble anxieux généralisé

Qu’est ce que c’est?

De manière simple, nous pourrions dire que le trouble anxieux généralisé (T.A.G) est l’association chronique de soucis excessifs et de manifestations physiques de stress. En quelques sortes, dans le T.A.G, vous avez toujours peur que le pire arrive et vous n’arrivez pas, en conséquence, à vous détendre et vous relaxer. L’anxiété  s’installe sans raison apparente et devient excessive et persistante à un point qu’elle empiète sur les habitudes quotidiennes de l’individu et qu’ elle devient un problème qui  nécessite un traitement.

Le T.A.G est courant puisqu’il touche, selon les études, entre 1,2 et 6,6% de la population générale. Les facteurs de risque semblent concerner les femmes (sex-ratio de 2/1), divorcées et sans emploi. Une proportion significative de patients demandeurs d’un traitement du T.A.G souffre également d’autres troubles psychiatriques (dépression, attaques de panique, agoraphobie et  prise de toxiques souvent élevée).

Les personnes qui en souffrent ont généralement  un tempérament anxieux « de base », c’est-à-dire une tendance naturelle à s’inquiéter.  Les personnes souffrant d’un trouble anxieux généralisé vont s’inquiéter en permanence pour des raisons qui ne nécessiteraient pas logiquement d’inquiétudes aussi intenses.  Les préoccupations excessives peuvent concerner leur travail, leur santé, la sécurité de leurs proches, leur situation financière et, la plupart du temps, des événements qui ont de faible chance de se produire. Les personnes  se rendent bien compte du côté excessif de leurs préoccupations mais ne parviennent cependant pas à réduire leur niveau d’anxiété.

Elles ont donc conscience que leur niveau de stress est plus grand que ne le requiert la situation, pourtant certaines personnes se convainquent que leurs inquiétudes les protègent des aléas de la vie et les aident à s’en sortir ou à anticiper ce qui pourrait arriver… ce qui peut  faire durer le trouble dans le temps et freiner la demande de soins de certaines personnes qui souffrent pourtant.

Une réelle source de souffrance

Ce qui fait le caractère pathologique de ce trouble c’est que ces soucis ont un impact négatif sur la vie de la personne. En effet, elle ne peut pas chasser les préoccupations de sa tête malgré ses tentatives ce qui aboutit à une fatigue morale et à un sentiment d’impuissance. Vivre une vie normale devient donc compliqué car les niveaux d’inquiétude sont tellement élevés que ces personnes ont tendance à se concentrer uniquement sur ce qui peut aller mal, les rendant incapable de prendre le contrôle des événements et donc de leur vie.

De plus, viennent très souvent s’ajouter à ce tableau des manifestations physiques du stress (palpitations, transpiration excessive, tremblements, etc.), des insomnies, des tensions musculaires, des difficultés pour se concentrer, une mémoire qui fonctionne moins bien, des maux de tête ou de ventre ou des problèmes digestifs avec des diarrhées.

Selon le DSM-IV

Le diagnostic de trouble anxieux généralisé, selon le DSM-IV (manuel américain qui répertorie les signes des différents troubles psychiatriques) se fait lorsque l’on retrouve les points suivants chez la personne :

A. Anxiété et soucis excessifs (attente avec appréhension) survenant la plupart du temps durant au moins 6 mois concernant un certains nombre d’événements ou d’activités (tel le travail ou les performances scolaires).

B. La personne éprouve de la difficulté à contrôler cette préoccupation

C. L’anxiété et les soucis sont associés à trois (ou plus) des six symptômes suivants (dont au moins certains symptômes présents la plupart du temps durant les six derniers mois). N.B. Un seul item est requis chez l’enfant.

1.agitation ou sensation d’être survolté ou à bout.
2.fatigabilité
3.difficulté de concentration ou de mémoire
4.irritabilité
5.tension musculaire
6.perturbation du sommeil (difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu ou sommeil agité et non satisfaisant).

D. L’objet de l’anxiété et des soucis n’est pas limité aux manifestations d’un trouble de l’axe 1, p. ex., l’anxiété ou la préoccupation n’est pas celle d’avoir une attaque de panique (comme dans le trouble panique), d’être gêné en public (comme dans la phobie sociale), d’être contaminé (comme dans le trouble obsessionnel-compulsif), d’être loin de son domicile ou de ses proches (comme dans le trouble anxiété de séparation), de prendre du poids (comme dans l’anorexie mentale), d’avoir de multiples plaintes somatiques (comme dans le trouble somatisation) ou d’avoir une maladie grave (comme dans l’hypocondrie), et l’anxiété et les préoccupations ne surviennent pas exclusivement au cours d’un état de stress post-traumatique.

E. L’anxiété, les soucis ou les symptômes physiques entraînent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

F. La perturbation n’est pas due aux effets physiologiques directs d’une substance (p. ex., une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d’une affection médicale générale (p. ex., hyperthyroïdie) et ne survient pas exclusivement au cours d’un trouble de l’humeur, d’un trouble psychotique ou d’un trouble envahissant du développement.

(Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux)

La prise en charge

Si vous comprenez à la lecture de cet article que vous souffrez d’un trouble anxieux, n’hésitez pas à consulter car des techniques très efficaces peuvent être mises en place en séance. Pour ma part, j’utilise pour traiter le T.A.G  les thérapies cognitives et comportementales qui ont fait leurs preuves dans la prise en charge de ce trouble et de biens d’autres!

Le principe de ces thérapies est d’associer l’approche cognitive au cours de laquelle le thérapeute aide le patient à reconnaître ses pensées irrationnelles, à le faire réfléchir sur la probabilité de survenue des évènements négatifs (souvent surestimée) afin de revenir à un mode de pensées plus rationnel et positif et l’approche comportementale avec notamment des exercices de relaxation.

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