Emmanuelle Drouet

Psychologue clinicienne


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D.E.S.S. de psychologie clinique

Thérapeute praticienne en TCC - AFTCC

D.U. Troubles du comportement alimentaire

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Parents: Comment réagir aux mensonges de nos enfants?

Voilà un article sur les mensonges de nos petites têtes blondes qui, bien souvent, nous posent questions et nous déstabilisent! Quelles réactions adopter, comment réagir… quelques pistes et réponses…

Cet article a été rédigé par Sylvie Kerviel, et est paru sur le site « lemonde.fr » le 5/11/12:

Pour les parents, préférer le dialogue à l’affrontement

« Partagés entre l’idée d’accorder aux enfants le droit d’avoir un jardin secret et la volonté de tout savoir de leurs joies et de leurs peines, les parents sont souvent désemparés lorsqu’ils découvrent qu’on leur a menti. Faut-il fermer les yeux ou au contraire exiger des explications et sanctionner le menteur ? Lorsque le mensonge s’accompagne de tromperies, de vols, d’absentéisme scolaire, la confiance réciproque est mise à mal et les parents sont tentés de mettre en place des stratégies de contrôle et de surveillance. Mais le moment de colère passé, ils doivent essayer de déceler ce que veulent dire ces attitudes. Et chercher à comprendre les éventuelles souffrances que cachent ces mensonges et dissimulations.

Face à un tout-petit qui pratique fréquemment le mensonge fantaisiste, pour, par exemple, éviter de se faire gronder, il convient de valoriser l’expression de la vérité en montrant sa satisfaction quand l’enfant dit vrai.

Si nous le prenons en flagrant délit de mystification, il faut lui expliquer pourquoi cela nous déplaît, les risques que cela représente, le préjudice que ce mensonge pourrait éventuellement causer à quelqu’un.

Souvent, le jeune enfant enjolive la réalité pour attirer l’attention de l’adulte. Ce peut être un moyen d’exister aux côtés de frères ou de sœurs. Dans ce cas, les parents doivent se montrer attentifs, faire comprendre à l’enfant « qu’on comprend les raisons de ses exagérations mais qu’elles risquent d’avoir des conséquences malheureuses pour lui », conseille Dana Castro dans son livre Petits silences, petits mensonges (Albin Michel).

Repli sur soi

Face à un enfant qui pratique le mensonge par habitude, les punitions n’ont guère d’impact. Culpabiliser ou humilier le menteur ne mène à rien. La confrontation brutale peut conduire au repli sur soi, voire susciter des mensonges supplémentaires ! Mieux vaut engager le dialogue, échanger avec l’enfant autour des notions de confiance, de respect de l’autre. Ce qui est sans doute plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on est exaspéré.

Ces discussions peuvent, selon l’âge, être menées sur un mode humoristique, afin de dédramatiser la situation. L’essentiel étant de montrer que nous ne sommes pas dupes. Faire comme si l’on n’avait rien vu serait encourager l’enfant à continuer. L’objectif des parents ou des éducateurs doit être avant tout de tenter de restaurer une relation de confiance. A l’inverse, l’absence totale de mensonge doit aussi conduire les parents à s’interroger. Cela peut signifier que l’enfant tarde à se construire son espace intime.

Avec un adolescent qui ment, par exemple sur ses sorties – cas sans doute le plus fréquent des disputes familiales ! -, il est plus efficace, selon Mme Castro, que le parent parle des tourments et inquiétudes que le mensonge lui a causés (« je me suis fait du souci pour toi, j’aimerais que nous ayons des relations plus sereines »), que de rester sur le registre accusatoire (« tu n’es pas rentré à l’horaire qu’on t’avait fixé, on ne peut pas te faire confiance »).

Le climat familial et le rapport des adultes eux-mêmes au mensonge n’est pas sans incidence sur la façon dont les enfants dissimulent ou non la vérité. Certains se retrouvent même, sans l’avoir demandé, complices des cachotteries ou mensonges de leurs parents, notamment dans le cas de couples séparés se partageant la garde des enfants. Une action éducative sera alors plus difficile à mener. Même si toujours dire la vérité et tout dire à ses enfants n’est ni réaliste, ni souhaitable. »

Source: http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/11/05/pour-les-parents-preferer-le-dialogue-a-l-affrontement_1785294_3238.html

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