Emmanuelle Drouet

Psychologue clinicienne


Cabinet paramédical
6, rue de Plaisance
94130 NOGENT/MARNE
Tél. : 06.61.48.84.53
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D.E.S.S. de psychologie clinique

Thérapeute praticienne en TCC - AFTCC

D.U. Troubles du comportement alimentaire

Numéro ADELI :
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L’anorexie

En France, 1 % des jeunes filles seraient anorexiques. Les garçons, beaucoup moins touchés, ne sont pourtant pas exempts de cette difficulté (0,1 %). L’anorexie tend à toucher des personnes de plus en plus jeunes (12 à 18 ans pour les débuts du trouble). Les deux ages de début du trouble les plus représentés sont 14 ans et 18 ans. Cependant, dans 8% des cas, l’anorexie touche des adolescentes de moins de 10 ans.

L’anorexie apparaît tout d’abord comme une obsession de la minceur. Pour servir cette obsession, les axes principaux vont être un désir inaltérable de perdre du poids, un refus de s’alimenter et des stratégies de contrôle, diverses et sophistiquées. L’alimentation devient très vite un calvaire : le jeûne est vécu comme un plaisir, alors que la phase d’alimentation est une contrainte, voire une agression. Les conséquences sont donc la diminution des quantités alimentaires et des choix très ciblés sur certains aliments. Le régime que s’impose la personne qui souffre d’anorexie est draconien et carencé (pain, féculents, sucres et graisses sont éliminés de l’alimentation car perçus comme « diaboliques »). La personne souffrant d’anorexie met en place des stratégies de contrôle du poids. Les stratégies d’élimination et d’évitements sont variées (absorption de liquides, de laxatifs, diurétiques, coupe-faim, vomissement, hyperactivité…).

Selon la définition du DSM-IV, voici les critères nécessaires pour pouvoir parler d’ anorexie:

1) Refus de maintenir le poids corporel au-dessus de la normale minimale (moins de 85 % pour l’âge et la taille).

2) Peur intense de prendre du poids ou de devenir obèse, malgré une insuffisance pondérale.

3) Perturbation dans la manière dont le poids corporel, la forme ou la silhouette est perçu(e).

4) Influence exagérée du poids corporel ou de la silhouette sur l’estimation de soi.

5) Aménorrhée pendant au moins trois cycles consécutifs chez les femmes menstruées (aménorrhée secondaire).

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