Emmanuelle Drouet

Psychologue clinicienne


Cabinet paramédical
6, rue de Plaisance
94130 NOGENT/MARNE
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D.E.S.S. de psychologie clinique

Thérapeute praticienne en TCC - AFTCC

D.U. Troubles du comportement alimentaire

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L’hyperphagie

L’hyperphagie est un Trouble des conduites alimentaires récent que l’on appelle aussi « Binge Eating Disorder »

L’hyperphagie est également appelée « boulimie sans vomissement « . Elle se distingue justement de la boulimie par l’absence des vomissements et de techniques de contrôle du poids. Selon diverses études, près de 50% des personnes souffrant d’obésité souffriraient également d’hyperphagie. D’autres études concluent à un pourcentage encore supérieur (dans l’obésité, à l’hyperphagie se mêlent fréquemment les grignotages).

Une des particularités de l’hyperphagie est de concerner autant les hommes que les femmes. Les personnes souffrant d’hyperphagie consulteraient moins des psys que dans les autres troubles alimentaires. Elles se tournent plutôt vers un généraliste ou un nutritionniste.

Contrairement à la boulimie, l’ hyperphagie est une prise d’aliments précis et choisis. Elle s’ensuit d’ un sentiment de dégoût, de honte, mais ces compulsions sont incontrôlables.

Les crises d’hyperphagie sont souvent liées à un état dépressif.

Voici les critères DSM-IV nécessaires pour parler d’une hyperphagie :

A. Épisodes récurrents de crises de boulimies ( » binge eating « ). Une crise de boulimie répond aux 2 caractéristiques suivantes :

1) Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes circonstances.

2) Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).

B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :

1) Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.

2) L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.

3) Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.

4) Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.

5) Sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.

C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.

D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.

E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prise de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou d’une Boulimie (Bulimia nervosa).

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