Emmanuelle Drouet

Psychologue clinicienne


Cabinet paramédical
6, rue de Plaisance
94130 NOGENT/MARNE
Tél. : 06.61.48.84.53
drempsy@yahoo.fr


D.E.S.S. de psychologie clinique

Thérapeute praticienne en TCC - AFTCC

D.U. Troubles du comportement alimentaire

Numéro ADELI :
94 93 0283 0

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Faire face au deuil

Le deuil

Il n’existe aucune recette face au deuil. Il n’y a aucun moyen d’éviter la douleur de la perte. Même si on essaie pour un temps de la minimiser, voire de la nier, cela ne change rien au fait que la douleur est toujours là, omniprésente et que le seul moyen de s’en libérer est de s’y confronter.

Vous trouverez ci-après un ensemble de tâches concernant ce que l’on peut faire pour soi-même.

- L’expression de ses émotions

L’une des tâches essentielles du travail de deuil est de parvenir à reconnaitre et exprimer ses émotions. Il est faux de penser que c’est en ne montrant rien de ses émotions, en étant « fort » et en gardant les choses pour soi qu’on parviendra à sortir de sa souffrance.

Se montrer triste, angoissé ou desespéré ne veut pas dire qu’on renonce à se battre ni que cela fait de nous une personne « faible » ou « fragile ».

Quelles que soient les émotions que l’on ressent, l’essentiel est d’ACCEPTER ce que l’on ressent et de l’EXPRIMER. Cela ne veut pas dire que l’on se laisse submerger par ses émotions. Il faut essayer de s’y confronter l’une après l’autre sans pour autant que cela signifie une quelconque complaisance. RECONNAITRE ce qui est sans chercher à le nier.

L’énergie des émotions « s’use » avec le temps.  cela signifie que plus on va en parler, plus cela nous permettra d’épuiser leur force et leur intensité. Parfois, nous pouvons penser que cette répétition incessante ne nous fait pas avancer, pourtant, c’est cette « ventilation » émotionnelle qui nous fait  prendre de la distance vis-à-vis de nos émotions.

- Les rituels

Le rituel nous permet de mieux supporter l’absence de l’autre, celui ou celle qu’on a perdu. Il nous permet d’intégrer progressivement l’absence réelle  de l’autre.

-Cela peut-être d’aller de manière régulière au cimetière

- D’écrire chaque matin ou soir dans un cahier les pensées que nous avons et qui nous lient à la personne décédée, comme un RDV qu’on s’accorderait avec lui de manière régulière

- Ou bien encore de se placer devant la photo du défunt pour lui parler

- Et pourquoi pas se réunir avec des personnes très proches (ses enfants, ses frères et soeurs, son conjoint) et d’allumer une bougie devant la photo du disparu et d’échanger ensemble son ressenti, ses souvenirs, partager ses pleurs, sans jugement ni honte.

Les rituels préservent le lien avec celui qui est parti. Ce sont des actes très intimes et thérapeutiques.

L’objectif est de faire quelquechose de sa peine et d’en parler…

- Au niveau physique

Le deuil sollicite tellement d’énergie qu’il serait impossible de le traverser sans reprendre des forces et se ressourcer. S’accorder un petit plaisir ne signifie pas que l’on trahit la mémoire de la personne perdue. Pour cela:

- s’accorder suffisamment de sommeil

- s’alimenter du mieux possible (une mauvaise alimentation est source de stress pour l’organisme)

- faire un minimum d’exercice physique  (même si le coeur n’y est pas car l’exercice physique a des vertus antidépressives)

- Au niveau social

Le cheminement du travail de deuil est influencé de manière importante par la présence des personnes qui vous entourent et la qualité de leur écoute. C’est en relation avec autrui que l’on avance. Cela vaut la peine d’essayer même si vous n’avez pas forcément envisagé d’être soutenu et aidé.

Pensez au réseau familial, amical et associatif (vous trouverez des coordonnées d’associations dans la rubrique « liens » de ce site).

- Au niveau psychologique

- La souffrance n’est pas linéaire. Vous serez sans nul doute confronté à des hauts et des bas. Dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire d’aller voir un psy lorsque l’on est en deuil. Néanmoins, si vous ressentez le besoin de faire cette démarche, si vous considérez que votre deuil ne suit pas son cours normal, si vous vous sentez enlisé et incapable d’avancer, des consulations avec un professionnel peuvent vous aider .

C’est vous qui guiderez le psychologue dans les méandres de votre souffrance, lui, ne fera que vous accompagner.

- Des groupes de paroles existent aussi et malgré le processus solitaire du deuil, le groupe apporte une autre dynamique qui se nourrit de la présence et du soutien d’autrui.

« La douleur de la perte doit être TRAVERSEE si on veut l’apaiser. Il n’y a pas d’issue, pas d’échappatoire possible » (Dr Christophe Fauré)

On sort changé, différent jusqu’à la fin de sa vie d’un deuil, mais on se sentira le droit, à un moment donné, de s’autoriser de nouvelles rencontres, des moments de joie et de plaisir sans trahir la mémoire de la personne qu’on a aimée et qui a disparu.

Voici les références du très bon livre sur lequel je me base pour cet article: « Vivre le deuil au jour le jour » du dr Christophe fauré aux éditions Albin Michel.

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